Claire Morgan is an artist born in Belfast and currently living in Newcastle. She is known for her sculpture made with taxidermy and plastic crumbs but also for her watercolor and more recently paintings. From her studio at home, she shares with us how she dealt with the lockdown and how it affected her creative process.
Her work gives importance to nature, death and time ; in the interview Claire Morgan talks about how she sees the world currently through her artist lens. She also talks about this crisis as an opportunity to experiment and accelerate an artwork’s evolution.
This episode will allow you to deep dive into a beautiful artist’s mind.

Claire Morgan : http://claire-morgan.co.uk/

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Iván Navarro évoque dans cette dernière partie sa passion d’adolescent pour les concerts clandestins qui à l’époque étaient à la fois l’expression de la liberté artistique et une réponse au pouvoir en place. L’artiste pousse sa passion de collectionneur de bootleg et de vinyls jusqu’à lancer son propre label, Hueso Records, sur lequel il signe un groupe emblématique de cette période, les Pinochet Boys.
Il explique ensuite comment il a développé sa connaissance du Light Art au delà des images qu’il connaissait d’artistes comme Dan Flavin ou Keith Sonnier. Puis à quel point les voyages et sa découverte d’artistes tels que Meyer Vaisman ont pu élargir ses horizons et lui donner confiance en lui en tant qu’artiste.

Pour Iván Navarro, toute passion doit à un certain moment être abordée et approfondie sérieusement, c’est la clé pour en faire un art.


In this last part, Iván Navarro talks about his passion as a teenager for underground concerts which at the time were both an expression of artistic freedom and a response to the ruling power. The artist pushes his passion for bootleg and vinyl up to launch his own label, Hueso Records, on which he signs an emblematic group of this period, the Pinochet Boys.
He then explains how he developed his knowledge of Light Art beyond the images he knew of artists like Dan Flavin or Keith Sonnier. Then how much traveling and discovering artists like Meyer Vaisman would broaden his horizons and give him self-confidence as an artist.
For Iván Navarro, all passion must at some point be approached and deepened seriously, this is the key to making it an art.

Iván Navarro a passé son enfance et son adolescence sous la dictature chilienne à son apogée. Au cours de ces années, les Chiliens ont découvert que des personnes avaient été assassinées et torturées et ont commencé à protester contre le pouvoir en place. En réponse, pour maintenir l’ordre et contrôler la population, le gouvernement a créé des pannes d’électricité; plongeant les gens dans l’obscurité et l’insécurité. Navarro raconte comment il a vécu ces situations, et nous comprenons comment la lumière et la privation de lumière ont eu une influence majeure sur son travail. L’artiste parle également de deux de ses mentors: Eduardo Vilches, un ancien élève de Josef Albers, qui lui a enseigné la théorie des couleurs et Eugenio Dittborn dont il a appris à être un artiste professionnel en étant son assistant de studio. Son aventure artistique se poursuivra à New York où il fera ses premières expositions majeures après 7 ans de travail en temps que restaurateur de meubles anciens.


Iván Navarro spent his childhood and his teenage years under the Chilean dictatorship at its peak. During those years, Chileans discovered that people were murdered and tortured and began to protest against the power in place. In response, to maintain order and control the population, the government created blackouts ; plunging people into darkness and insecurity without electricity. Navarro tells how he dealt with those issues, and we understand how light and privation of light was a major influence on his work. The artist also speaks about two of his mentors : Eduardo Vilches, a former student of Josef Albers, who taught him theory of color and Eugenio Dittborn from whom he learned how to be a professional artist by being his studio assistant. His artistic adventure will continue in New York where he will make his first major exhibitions after 7 years of work as an antiques restorer.

Iván Navarro est un artiste chilien connu pour son travail conceptuel et son utilisation des lampes fluorescentes. Issu d’une famille engagée politiquement et soutenant Salvador Allende, il est né en 1972 à peine un an avant le coup d’État d’Augusto Pinochet en 1973. Dès lors, son père Mario Navarro professeur de graphisme et également connu sous le nom de Nakor, caricaturiste politique, perd son travail et arrête de faire des caricatures. Cette situation a d’abord incité Iván Navarro à ne pas s’engager dans une voie artistique. Attiré par l’artisanat et désireux de travailler de ses mains, Navarro souhaite apprendre la menuiserie. Le manque d’établissements d’enseignement dans ce domaine le contraint à choisir une formation en scénographie mais ses examens le mèneront à étudier l’art.


Iván Navarro is a Chilean artist known for his conceptual work and his use of fluorescent lights. From a family committed politically and supporting Salvador Allende, he was born in 1972 just a year before Augusto Pinochet’s coup d’état in 1973. From then, his father Mario Navarro a professor of graphic design and also know as Nakor a political cartoonist, loses his job and censors himself from doing caricatures. This situation first influenced Iván Navarro not to pursue an artistic path. Attracted by craft and wanting to work with his hands, Navarro’s wishes to learn carpentry. The lack of educational establishments in that field constrains him to choose an education in set design but through his exams he will end up studying art.


Quand Georgia Russell arrive à Londres pour étudier, le monde de l’art britannique est en effervescence avec Sensation.  Cette exposition qui se tient à la Royal Academy of Arts montre des oeuvres de la Collection Saatchi telles que “L’impossibilité physique de la mort dans l’esprit d’un vivant”, le fameux requin dans le formol créé par Damien Hirst, une des figures de proue du Brit Art. Parmi les autres Young British Artists, Georgia Russell s’intéresse particulièrement à Chris Ofili et fait sa connaissance après une conférence qu’il donne au Royal College of Arts. Moins transgressif que Hirst, Tracey Emin ou Sarah Lucas, le titulaire du Turner Prize partage avec elle ses pensées sur l’art et le développement de sa peinture.

Inspirée et stimulée par ce bouillonnement artistique, Russell s’essaie à toutes les formes d’expression de la sculpture à la vidéo en passant par la peinture. C’est à la fin de son cursus, lors d’une résidence à Paris où elle découvrira les bouquinistes des quais de Seine, qu’elle développera sa technique de découpage de livres au scalpel. Elle fera ensuite évoluer son art de la destruction, ou plutôt du démontage, en l’appliquant sur des toiles qu’elle peindra elle-même.


Book references to go further :
– Louise Bourgeois – Rizzoli Electa : http://bit.ly/322Ja7I
– Sensation: Young British Artists from the Saatchi Collection – Thames & Hudson : http://bit.ly/2C4dzI1
– Shark-Infested Waters: The Saatchi Collection of British Art in the 90s – Philip Wilson Publishers : http://bit.ly/322fI1N
– Chris Ofili – Tate Publishing : http://bit.ly/2N1r6X7


Quand Georgia Russell arrive à Londres pour étudier, le monde de l’art britannique est en effervescence avec Sensation.  Cette exposition qui se tient à la Royal Academy of Arts montre des oeuvres de la Collection Saatchi telles que “L’impossibilité physique de la mort dans l’esprit d’un vivant”, le fameux requin dans le formol créé par Damien Hirst, une des figures de proue du Brit Art. Parmi les autres Young British Artists, Georgia Russell s’intéresse particulièrement à Chris Ofili et fait sa connaissance après une conférence qu’il donne au Royal College of Arts. Moins transgressif que Hirst, Tracey Emin ou Sarah Lucas, le titulaire du Turner Prize partage avec elle ses pensées sur l’art et le développement de sa peinture.

Inspirée et stimulée par ce bouillonnement artistique, Russell s’essaie à toutes les formes d’expression de la sculpture à la vidéo en passant par la peinture. C’est à la fin de son cursus, lors d’une résidence à Paris où elle découvrira les bouquinistes des quais de Seine, qu’elle développera sa technique de découpage de livres au scalpel. Elle fera ensuite évoluer son art de la destruction, ou plutôt du démontage, en l’appliquant sur des toiles qu’elle peindra elle-même.