Philippe Baudelocque nous parle de ses débuts dans le graffiti. Un univers à la genèse de son style mais avec une philosophie dans laquelle il ne se reconnait pas.


Philippe Baudelocque talks about his start in graffiti. A world at the source of his style but with a philosophy that didn’t match his mindset.
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Il ne faut pas toujours prendre la peinture trop au sérieux. C’est ce qu’Armand Jalut exprime dans ses toiles avec parfois même une volonté de caricature. Le message n’est pas forcément dans ses sujets mais surtout dans son esthétique. “Les sujets de mes peintures ou de mes dessins sont mis au service d’un processus où entrent en jeu différents effets de style. Le réalisme et l’abstraction, la virtuosité et le ratage, la distance et le macroscopique, le raffiné et le vulgaire, la sensualité et la pornographie. Ces ambivalences visent à démystifier une prétendue vérité de la peinture, et une vision trop romantique du peintre.” Lors d’un séjour à Los Angeles, ville des mirages, il a été inspiré par l’esthétique des pubs American Apparel avec ses jeunes filles ultra érotisées dans des fringues aux couleurs acidulées . Ses peintures mêlent oiseaux de paradis ou fruits juteux avec des chromes ou des structures de moteurs. C’est tape-à-l’oeil, c’est un bonbon fluo ultra chimique mais tellement bon, c’est une bimbo à la french manucure et au brushing ultra laqué ; oui mais c’est une revendication, un manifeste.

P.M.


You don’t always have to take painting too seriously. This is what Armand Jalut expresses in his works with even a caricature purpose. The message is not necessarily in his subjects but more in his aesthetic. “The subjects of my paintings and my drawings are in the service of a process where different effects of style occur. Realism and abstraction, virtuosity and failure, distance and macroscopic, refined and vulgar, sensuality and pornography. These ambivalences aim to demystify the alleged truth of painting, and an overly romantic view of the artist.” During a stay in Los Angeles, a city of mirages, he was inspired by the aesthetic of American Apparel billboards with ultra eroticized girls in clothes with bright colors. His paintings combine birds of paradise or juicy fruits with chrome or motor structures. It’s gee-whiz, it is an ultra chemical neon candy but so good, it’s a bimbo with French manicure and an ultra lacquered blow-dry; yes but it is a claim, a manifesto.

P.M.