Augustine Kofie définit ce qu’est pour lui un jeune artiste et le travail qu’il doit accomplir. Depuis ses premières commandes, la première exposition à la Zero One Gallery qui a tout fait basculé jusqu’à l’artiste qu’il est devenu aujourd’hui, c’est en autodidacte qu’il s’est construit. Il partage enfin ses envies et l’évolution qu’il souhaite donner à son travail.


Augustine Kofie defines what a young artist is for him and the work he has to accomplish. Since his first commissions, the first exposure to the Zero One Gallery that changed everything to the artist he has become today, he built himself as a self-taught artist. He finally shares his desires and the evolution he wants to give to his work.

Augustine Kofie explique comment, après plus de 20 ans de pratique, il a été amené à faire ses collages et ses peintures abstraits. Depuis son enfance où sa mère lui fabrique des vêtements customisés, il prend l’habitude de récupérer des matériaux divers pour les inclure dans ses oeuvres. Le graffiti et la culture hip-hop avec le sampling, dont il s’inspire, l’aident à forger son style. Il trouve enfin une inspiration supplémentaire dans la peinture constructiviste ou chez des artistes comme Lee Bontecou, Ed Moses ou encore des architectes comme Lebbeus Woods ou Antonio Sant’Elia.


Augustine Kofie explains how, after more than 20 years of practice, he had been led to make his collages and his abstract paintings. Since his childhood when his mother made him customized clothes, he is used to collecting various materials that he includes in his works. Graffiti and hip-hop culture with sampling, that fuel his mind, help him to forge his style. He finally finds an additional inspiration in the constructivist painting or in artists like Lee Bontecou, Ed Moses or even architects like Lebbeus Woods or Antonio Sant’Elia.


L’artiste américain Tristan Eaton présente sa première exposition solo en Europe. Uprise est présentée à la Galerie Itinerrance du 9 juin au 8 juillet 2017.

Tristan Eaton est né en L.A en 1978, il a découvert le graffiti quand il était adolescent à Londres où ses parents avaient déménagés. Issu du skate, il a également été introduit au comics et aux illustrateurs subversifs britanniques qui sont toujours une influence dans son travail d’aujourd’hui.

Uprise est une histoire visuelle de protestation et de résistance. À l’ère de Donald Trump, du racisme croissant, de la xénophobie et des violations flagrantes des droits de l’homme dans le monde entier, Tristan Eaton espère un monde meilleur et au besoin de jeter hors du pouvoir ceux qui ne le méritent pas. Uprise est un regard sur l’histoire humaine qui montre comment les impuissants ont renversé les puissants et comment le petit peuple peut vaincre le tyran avec une protestation pacifique et le pouvoir des idées.


American artist Tristan Eaton presents his first solo exhibition in Europe. UPRISE is shown at Galerie Itinerrance from June 9th to July 8th 2017.

Tristan Eaton was born in L.A in 1978, he discovered graffiti when he was a teenager in London where his parents moved. Having a background in skate he was also introduced to comic books and to the subversive British illustrators that are still an influence in his work today.

Uprise is a visual history of protest and resistance. In the age of Donald Trump, rising racism and xenophobia and blatant human rights violations across the globe, Tristan Eaton hopes for a better world and a need to throw out of power those who don’t deserve it. Uprise is a look back on human history that shows how the powerless have risen to topple the powerful and how the little man can vanquish tyrants with peaceful protest and the power of ideas.

Philippe Baudelocque est un artiste français né en 1974 dans une famille de musiciens ouverte à la culture avec un père artiste animalier. Jeune adolecsent au moment où le hip-hop et le graffiti explosent en France, il fait ses premiers pas artistiques en taguant son pseudo, Fusion, lors de ses explorations urbaines. C’est en allant à New York où il rencontres les pionniers du street art qu’il réalise que cette culture n’est pas en phase avec sa philosophie. Il conserve la passion des dessins sur grande surface, des lettrages et de l’énergie de cette discipline pour se l’approprier et l’interpréter à sa façon.

C’est en 2009 qu’il tombe face à un mur noir, rue du pont aux choux, et qu’il décide de faire son premier dessin à la craie. L’animal cosmique qu’il réalise est alors photographié et fait le tour de la blogosphère, il a trouvé son style. Si les animaux sont très représentatif de son travail, c’est à la nature au sens large qu’il s’intéresse. La nature est pour lui notre univers, le cosmos et toutes les interactions qui en résultent.

“Quand le graffiti est arrivé, ce qui m’a beaucoup intéressé c’est l’énergie. C’était tellement différent de tout ce que je voyais.”

“Je participe à cette forme d’art mais à ma manière. C’est à dire que ce n’est pas spécialement le coté vandalisme de la chose qui m’intéressait. Je retenais juste l’expérimentation des lettres et des formes dans des endroits désaffectés.”

A propos de ses premiers dessins à la craie :
“Je n’étais pas du tout dans le sens à penser à tout. Pas du tout. C’est vraiment le prix. Avec un paquet de 10 ou 12 craie on peut faire un grand mur comme ça. J’étais pragmatique, c’était vraiment ça.”

“C’est là que j’ai pris conscience que je me sentais bien en faisant ça. Je ne marche sur aucun pied. Je suis chez moi. Je suis chez moi, tranquille, je parle de choses qui m’intéressent profondément et qui me touchent.”

“Je doute encore, de tout. Mais fondamentalement j’ai l’information. Quand je me connecte vraiment avec mon coeur, avec moi tout entier. C’est cet état où tout est calme, tout est limpide, où il n’y a strictement aucune pensée.”

P.M.


Philippe Baudelocque is a French artist born in 1974 into a family of musicians open to culture with a naturalist father. Young adolecsent when hip-hop and graffiti shot up in France, he made his first artistic steps by tagging his nickname, Fusion, during his urban explorations. When he went to New York, he encountered the pioneers of street art and realized that this culture was not in line with his philosophy. He retained the passion of drawing on large area, lettering and of the energy of this discipline and interpreted it in his own way.

It was in 2009 that he came across a black wall, rue du Pont aux Choux, and decided to make his first drawing with chalk. The cosmic animal he realized is then photographed and went around the blogosphere, he then found his style. If animals are very representative of his work, he is interested in nature in its wide sense. Nature is for him our universe, the cosmos and all the interactions that result from it.

“When I discovered graffiti what I really enjoyed was the energy. It was so different than what I was used to.”

“I get involved in the graffiti movement. But in my own way. Because I was not interested in the vandalism aspect of it. I was more into experimenting letters and shapes, in closed down places.”

About his first drawings with chalk:
“At that time I wasn’t thinking up everything. Not at all. It was really a matter of price.With a pack of 10 or 12 chalks, I could draw on such a big wall. The idea was as simple as that, pragmatic.”

“This is when I’ve been aware of how good I was feeling doing this. I wasn’t stepping on anyone foot. I feel at home. I’m in my house, quiet. I’m on something deeply interesting that moves me.”

“I still have doubts, on everything… But fundamentally, deep inside me I have the information. When I’m connected with my heart, my inner self. It is a state when everything is quiet and crystal clear. When you don’t think of anything.”

P.M.