George Condo donne ses conseils aux jeunes artistes sur la façon de trouver leur propre voie, leur propre identité. En comparant plusieurs périodes de peinture, en se référant à Picasso, Matisse, Cézanne, Yoko Ono ou Lawrence Weiner, Condo affirme que le défi est de se libérer de toutes les conventions académiques pour trouver son propre style. L’important est d’être honnête dans son travail et de suivre une réflexion qui prenne en compte le croisement de plusieurs formes d’art.


George Condo gives advices to young artists on how to find their own way, their own self. Comparing several periods in painting, referring to Picasso, Matisse, Cézanne, Yoko Ono or Lawrence Weiner, Condo stands that the challenge is to break free from all the trending academic conventions to find his own style. The important thing is to be honest in his work and to follow a thought process that takes into account the crossroads between several forms of art.


George Condo arrive chez son frère à Boston et y travaille dans un atelier de sérigraphie. Il rencontre alors Mark Dagley qui lui propose de rentrer dans son groupe punk. Entre concerts sur le campus de Harvard et dans des clubs alternatifs de New York où il rencontre Basquiat, Condo décide de déménager définitivement dans la Grosse Pomme fasciné par son énergie artistique.

Sa culture littéraire et ses compétences en sérigraphie le mènent jusqu’à l’atelier d’Andy Warhol où il travaille comme assistant. Très ami avec Basquiat, il fréquente le milieu underground, les premiers rappeurs et artistes graffiti. Il peint beaucoup et commence à exposer ; Keith Haring et Warhol achètent ses toiles.

Souhaitant développer son propre style et se démarquer du courant new yorkais du moment mené par Schnabel ou David Salle, il part pour l’Europe. Là il découvre les toiles de maîtres au Louvre et au Prado et fréquente les milieux littéraires et philosophiques de Paris. Il développe alors le Réalisme Artificiel qui définira son oeuvre des vingts années qui suivront.


George Condo arrives at his brother’s home in Boston and works in a silkscreen factory. He then meets Mark Dagley who offers him to join his punk band. Between concerts on the Harvard campus and alternative clubs in New York where he meets Basquiat, Condo decides to move permanently in Big Apple, fascinated by its artistic energy.

His literary culture and silkscreen skills leads him to Andy Warhol’s studio where he works as an assistant. Very good friend with Basquiat, he frequents the underground milieu and meets the first rappers and graffiti artists. He paints a lot and begins to exhibit; Keith Haring and Warhol buy his paintings.

Wishing to develop his own style and to stand out from the current New York trend led by Schnabel or David Salle, he leaves for Europe. There he discovers the old masters in the Louvre and the Prado and rub shoulders with the literary and philosophical intellectuals of Paris. He then develops the Artificial Realism, a style that will define his work for the next twenty years.


George Condo est un artiste américain né en 1957 et connu pour sa gamme de portraits largement inspirés par le cubisme, le surréalisme et les tableaux de maîtres anciens.

Habile dessinateur  depuis l’âge de 4 ans, il étudie la théorie de la musique et l’histoire de l’art. A travers ses lectures et ses études sur John Cage, Arnold Schoenberg … il identifie les liens entre la philosophie, la musique et la peinture. Le dialogue entre ces différentes langues définit l’art pour George Condo. Après quelques années d’études, il décide de quitter l’université pour devenir peintre.


George Condo is an American artist born in 1957 known for his range of portraits vastly inspired by cubism, surrealism and old masters paintings.

Skilled drawer since the age of 4 he studied music theory and art history. Through his readings and studies of John Cage, Arnold Schoenberg… he identified the connections between philosophy, music and painting. The dialogue between those different languages defines art for George Condo. After a couples of years studying, he decides to quit college to become a painter.


George Condo présente “Life is Worth Living” qui se tient à la galerie Almine Rech jusqu’au 18 novembre 2017. Cette exposition met en dialogue des œuvres récentes avec un ensemble plus ancien de peintures et de sculptures réalisées à Paris entre la fin des années 1980 et le début des années 1990.

Les nouvelles peintures exposées dépeignent le chaos et la confusion de la situation politique américaine actuelle et mettent en exergue la folle et absolue paranoïa qui enveloppe férocement le monde. Elles sont peintes avec une gestuelle abstraite qui se veut capturer la vitesse à laquelle l’information change, comme l’esprit en ébullition de l’artiste, mais aussi faire écho à l’étrange irréalité du phénomène des « fake news ».

Condo avait prédit ce changement en regard de la perception globale médiatique dès la fin des années 1980 dans un manifeste intitulé Artificial Realism, une expression qui s’appliquait alors à sa pratique et l’évolution de son esthétique, mais qui en est depuis venue à résumer l’essence même de notre confusion quotidienne s’agissant de ce qui est réel et de ce qui ne l’est pas.


George Condo presents “Life is Worth Living” shown at Almine Rech gallery until 18th November 2017. This exhibition include paintings and sculpture he made while living in Paris in the late ‘80s and early ‘90s in conversation with his most recent works made in the past year.

The new works paintings depict the chaos and illusion of the state of political affairs in contemporary America, bringing into focus the mad, unmitigated paranoia fiercely enveloping the world. Paintings take on the subjects of media and political obsession. They are painted in an abstracted gestural manner that captures the speed at which the news is changing and the artist’s mind is working, echoing the strange irreality of the fake news phenomena.

Condo predicted this shift in global media perception back in the late ‘80s in his early treatise on art which he called “Artificial Realism”, a term that applied then to art and its evolution but has now become the essence of our daily confusion over what is real and what isn’t.


Cleon Peterson nous livre enfin sa vision de l’artiste. Cette carrière est un chemin de longue haleine qu’il faut arpenter sans faire de compromis et sans attendre d’être récompensé. Parfois la chance vous aide mais il faut aussi savoir saisir les opportunités qui se présentent.


Cleon Peterson finally gives us his vision of the artist. This career is a long-term path that must be stridden across without compromise and without expecting any reward. Sometimes you get lucky but you also have to know how to seize the opportunities.