Le dessinateur espagnol Juan Francisco Casas est un des nombreux artistes qui pratiquent l’hyper réalisme. Ce qu’il conserve comme originalité dans l’exercice de son talent est l’usage du stylo à bille. Etoile montante de l’art contemporain Madrilène depuis 10 ans, Casas reproduit les clichés qu’il prend sur des feuilles de plus de deux mètres de haut. Les femmes sont son sujet favori ; représentées souvent nues, elles nous placent en voyeur aussi bien hypnotisés par le réalisme du trait que par la générosité de leurs poitrines. Caractéristiques de l’exhibitionnisme de notre époque où le selfie règne, les dessins de Juan Francisco Casas inverse aussi les rôles. Car finalement ces oeuvres sont un regard sur notre société avide d’images intimes que nous consommons ou que nous produisons à travers nos écrans.

P.M.


The Spanish artist Juan Francisco Casas is one of many artists who practice photo-realism. He retains as originality in the exercise of his talent, the use of ballpoint pen. Rising star in the Madrid contemporary art scene for 10 years, Casas reproduces photographs he takes on sheets of more than two meters high. Women are his favorite subject; often depicted naked, they put us in a voyeur position mesmerized by both his skills and the generosity of their breasts. Characteristic of our exhibionist time, with the reign of selfies, Juan Francisco Casas drawings also reverse roles. Because ultimately these works have a look at our society hungry for intimate images we consume and we produce through our screens.

P.M.

 

Images : Jonathan LeVine Gallery

Entre néo-impressionnisme et surréalisme pop, les peintures de l’Espagnol Paco Pomet se basent sur de vieilles photographies. L’artiste explore des époques de flâneries absolues, de conquêtes technologiques, d’explorations de terres perdues ou de révolutions industrielles. Souvent dans ses toiles, l’homme devient la proie de ses expérimentations, le sujet principal de la photo d’origine devient secondaire, le scientifique est façonné par sa création et la Nature prend la place de l’homme sous les traits d’animaux en costumes ou même de palmiers conduisant une décapotable. “Je tente de déstabiliser et de modifier l’ordre des éléments qui configurent la structure de la scène dans chaque peinture, afin que l’image résultante propose un nouvel ordre visuel.” Des situations déroutantes, à contre-pied qui ont particulièrement séduit Banksy qui a sélectionné des oeuvres de l’artiste pour son parc Dismaland.

P.M.


Between neo-impressionism and pop surrealism, the paintings of the Spanish Paco Pomet are based on old photographs. The artist explores times of absolute idleness, technological conquest, exploration of lost land or industrial revolutions. Often in his paintings, man becomes the prey of his experiments, the main subject of the original photo becomes secondary, scientific is shaped by its creation and Nature takes the place of humans in as animal in costumes or even as palm trees driving a convertible. “I try to destabilize and alter the order of the elements that configure the structure of the scene in each painting, so the resulting image proposes a new visual order.” The confusing or off balanced situations have been particularly noticed by Banksy who selected the artist’s works for his Dismaland park.

P.M.