Alexandre Bavard est un jeune artiste parisien né en 1987. Issu du graffiti dans lequel évolue sous le blase de MOSA, il est aussi diplômé de l’école Boulle et des Beaux Arts de Lyon. Baigné dans la pop-culture des années 70 à aujourd’hui ; les jeux vidéo, les films, internet et le rap forment ses principales influences. Ce sont l’école de la rue, du tag mais aussi ses rencontres aux Beaux Arts et sa curiosité pour les voyages et les expériences artistiques qui en font aujourd’hui un artiste multiple.


Alexandre Bavard is a young Parisian artist born in 1987. Having a background in graffiti under the nickname of MOSA, he is also a graduate of the École Boulle and the School of Fine Arts of Lyons. Immersed in pop-culture from the 70s to the present; video games, movies, internet and rap form its main influences. It is the school of the street, the tag but also his meetings at the School of Fine Arts and his curiosity for travel and artistic experiences that make him a multiple artist today.


Todd Hido poursuit sur l’enseignement de son mentor Larry Sultan et sur la manière dont peu à peu il s’est affranchi pour définir sa propre voie. Il explique l’importance de cette liberté lorsqu’on est un jeune artiste et à quel point l’art peut être une série de décisions importantes.


Todd Hido continues on the teaching of his mentor Larry Sultan and how gradually he has freed himself to set his own path. He explains the importance of this freedom when we are a young artist and how art can be a series of important decisions.


L’artiste américain Cleon Peterson présente sa première exposition solo à Paris. VICTORY se tient à la Galerie du Jour du 12 janvier au 18 février 2017.

Toujours fasciné par la violence, la brutalité et l’exercice du pouvoir entre les puissants et les marginaux ; l’artiste nous met face à une réalité qu’il a connu et qu’il observe encore. Son exposition résonne avec force au regard de l’actualité politique et sociétale aux Etats-Unis comme dans le monde.

«Cette exposition explore les triomphes hédonistes de ceux qui se reconnaissent comme victorieux dans le miroir du cours de l’histoire. Leur accession au plaisir dépend de leur projection de douleur sur le vaincu, ou l’expression courante du plaisir que l’on tire du malheur des autres. Alors que les vainqueurs font étalage de leur arrogance et remportent leurs trophées, les perdants sont considérés comme insignifiants et marginalisés. L’exposition VICTORY raconte la victoire d’un homme sur un autre, à quoi ressemble cette victoire, et les effets qu’elle exerce sur les perdants».


American artist Cleon Peterson presents his first solo exhibition in Paris. VICTORY is shown at the Galerie du Jour from January 12 to February 18, 2017.

Always fascinated by violence, brutality and the exercise of power between the powerful and the marginalized; the artist puts us in front of a reality he experienced and still observes. His exhibition resonates with force today in the light of the political and societal situation in the United States as in the world.

“This show explores the hedonistic triumphs of those who recognize themselves as victorious in the unfolding mirror of history. Their right to pleasure hinges on their projection of pain onto the unvictorious other. This often expresses itself in pleasure derived from the misfortune of the defeated. As the winners display their hubris and take their trophies the losers are left insignificant and marginalized. VICTORY explores one man’s victory over another, what that victory looks like and the result that victory has on the losers.”

Dans cette dernière partie, Katharina Ziemke parle de sa rencontre avec Thomas Ostermeier qui a joué un rôle important dans l’évolution de son travail. Elle insiste sur l’importance de produire une oeuvre personnelle et singulière et rappelle que les artistes doivent prendre leur temps tout en puisant leur inspiration dans différents domaines.

“Je n’ai jamais été à l’aise avec le travail de commande.”

“Il ne faut pas être trop pressé et s’écouter soi-même.”

“J’aime beaucoup les artistes qui ont quelque chose de très personnel, que l’on ne voit pas ailleurs et qui arrivent à le formuler.”

“J’ai des phases où je sens que je suis en train de changer, c’est souvent après quelques années, après 3 ou 4 ans. Là je fais des choses que je montre un peu moins, qui sont plus des essais.”

“La lumière sera toujours ma motivation.”


In this last part, Katharina Ziemke talks about her meeting with Thomas Ostermeier, who played an important role in the evolution of her work. She stressed the importance of producing a personal and singular work and said that artists should take their time while drawing inspiration from different areas.

“I’ve never been comfortable with commissions.”

“You musn’t be in a hurry and you have to listen to yourself.”

“I love artists who carry something very personal, that we don’t see elsewhere and who manage to express it in their work.”

“At some stages I feel I’m changing. It often occurs after a few years, like 3 or 4. That’s when I make things that I don’t really show, that are more experimentations.”

“Light will always be my main motivation.”

Philippe Baudelocque est un artiste français né en 1974 dans une famille de musiciens ouverte à la culture avec un père artiste animalier. Jeune adolecsent au moment où le hip-hop et le graffiti explosent en France, il fait ses premiers pas artistiques en taguant son pseudo, Fusion, lors de ses explorations urbaines. C’est en allant à New York où il rencontres les pionniers du street art qu’il réalise que cette culture n’est pas en phase avec sa philosophie. Il conserve la passion des dessins sur grande surface, des lettrages et de l’énergie de cette discipline pour se l’approprier et l’interpréter à sa façon.

C’est en 2009 qu’il tombe face à un mur noir, rue du pont aux choux, et qu’il décide de faire son premier dessin à la craie. L’animal cosmique qu’il réalise est alors photographié et fait le tour de la blogosphère, il a trouvé son style. Si les animaux sont très représentatif de son travail, c’est à la nature au sens large qu’il s’intéresse. La nature est pour lui notre univers, le cosmos et toutes les interactions qui en résultent.

“Quand le graffiti est arrivé, ce qui m’a beaucoup intéressé c’est l’énergie. C’était tellement différent de tout ce que je voyais.”

“Je participe à cette forme d’art mais à ma manière. C’est à dire que ce n’est pas spécialement le coté vandalisme de la chose qui m’intéressait. Je retenais juste l’expérimentation des lettres et des formes dans des endroits désaffectés.”

A propos de ses premiers dessins à la craie :
“Je n’étais pas du tout dans le sens à penser à tout. Pas du tout. C’est vraiment le prix. Avec un paquet de 10 ou 12 craie on peut faire un grand mur comme ça. J’étais pragmatique, c’était vraiment ça.”

“C’est là que j’ai pris conscience que je me sentais bien en faisant ça. Je ne marche sur aucun pied. Je suis chez moi. Je suis chez moi, tranquille, je parle de choses qui m’intéressent profondément et qui me touchent.”

“Je doute encore, de tout. Mais fondamentalement j’ai l’information. Quand je me connecte vraiment avec mon coeur, avec moi tout entier. C’est cet état où tout est calme, tout est limpide, où il n’y a strictement aucune pensée.”

P.M.


Philippe Baudelocque is a French artist born in 1974 into a family of musicians open to culture with a naturalist father. Young adolecsent when hip-hop and graffiti shot up in France, he made his first artistic steps by tagging his nickname, Fusion, during his urban explorations. When he went to New York, he encountered the pioneers of street art and realized that this culture was not in line with his philosophy. He retained the passion of drawing on large area, lettering and of the energy of this discipline and interpreted it in his own way.

It was in 2009 that he came across a black wall, rue du Pont aux Choux, and decided to make his first drawing with chalk. The cosmic animal he realized is then photographed and went around the blogosphere, he then found his style. If animals are very representative of his work, he is interested in nature in its wide sense. Nature is for him our universe, the cosmos and all the interactions that result from it.

“When I discovered graffiti what I really enjoyed was the energy. It was so different than what I was used to.”

“I get involved in the graffiti movement. But in my own way. Because I was not interested in the vandalism aspect of it. I was more into experimenting letters and shapes, in closed down places.”

About his first drawings with chalk:
“At that time I wasn’t thinking up everything. Not at all. It was really a matter of price.With a pack of 10 or 12 chalks, I could draw on such a big wall. The idea was as simple as that, pragmatic.”

“This is when I’ve been aware of how good I was feeling doing this. I wasn’t stepping on anyone foot. I feel at home. I’m in my house, quiet. I’m on something deeply interesting that moves me.”

“I still have doubts, on everything… But fundamentally, deep inside me I have the information. When I’m connected with my heart, my inner self. It is a state when everything is quiet and crystal clear. When you don’t think of anything.”

P.M.