Alexandre Bavard a un point de vu radical sur le graffiti et son esprit. Dans cette deuxième partie, il explique son rapport à l’illégalité, donne sa définition du graffiti et livre les origines de son style très particulier. Enfin, pour celui qui considère que le tag appartient à la rue, il pose la problématique du street art exposé en galerie et en institution. C’est en créant un système de notation du mouvement qu’il est arrivé à consigner la gestuelle de son graffiti. La partition ainsi créée correspond à une chorégraphie effectuée par des danseurs lors de performances.


Alexandre Bavard has a radical point of view on graffiti and its spirit. In this second part, he explains his relationship to illegality, gives his definition of graffiti and delivers the origins of his very particular style. Finally, for the one who considers that the tag belongs to the street, it poses the problematic of street art exposed in gallery and in institution. By creating a dance notation system he managed to record the gesture of his graffiti. The score thus created corresponds to a choreography performed by dancers during performances.


Alexandre Bavard est un jeune artiste parisien né en 1987. Issu du graffiti dans lequel évolue sous le blase de MOSA, il est aussi diplômé de l’école Boulle et des Beaux Arts de Lyon. Baigné dans la pop-culture des années 70 à aujourd’hui ; les jeux vidéo, les films, internet et le rap forment ses principales influences. Ce sont l’école de la rue, du tag mais aussi ses rencontres aux Beaux Arts et sa curiosité pour les voyages et les expériences artistiques qui en font aujourd’hui un artiste multiple.


Alexandre Bavard is a young Parisian artist born in 1987. Having a background in graffiti under the nickname of MOSA, he is also a graduate of the École Boulle and the School of Fine Arts of Lyons. Immersed in pop-culture from the 70s to the present; video games, movies, internet and rap form its main influences. It is the school of the street, the tag but also his meetings at the School of Fine Arts and his curiosity for travel and artistic experiences that make him a multiple artist today.


L’artiste américain Tristan Eaton présente sa première exposition solo en Europe. Uprise est présentée à la Galerie Itinerrance du 9 juin au 8 juillet 2017.

Tristan Eaton est né en L.A en 1978, il a découvert le graffiti quand il était adolescent à Londres où ses parents avaient déménagés. Issu du skate, il a également été introduit au comics et aux illustrateurs subversifs britanniques qui sont toujours une influence dans son travail d’aujourd’hui.

Uprise est une histoire visuelle de protestation et de résistance. À l’ère de Donald Trump, du racisme croissant, de la xénophobie et des violations flagrantes des droits de l’homme dans le monde entier, Tristan Eaton espère un monde meilleur et au besoin de jeter hors du pouvoir ceux qui ne le méritent pas. Uprise est un regard sur l’histoire humaine qui montre comment les impuissants ont renversé les puissants et comment le petit peuple peut vaincre le tyran avec une protestation pacifique et le pouvoir des idées.


American artist Tristan Eaton presents his first solo exhibition in Europe. UPRISE is shown at Galerie Itinerrance from June 9th to July 8th 2017.

Tristan Eaton was born in L.A in 1978, he discovered graffiti when he was a teenager in London where his parents moved. Having a background in skate he was also introduced to comic books and to the subversive British illustrators that are still an influence in his work today.

Uprise is a visual history of protest and resistance. In the age of Donald Trump, rising racism and xenophobia and blatant human rights violations across the globe, Tristan Eaton hopes for a better world and a need to throw out of power those who don’t deserve it. Uprise is a look back on human history that shows how the powerless have risen to topple the powerful and how the little man can vanquish tyrants with peaceful protest and the power of ideas.

James Reka explique l’origine de son style qu’il a développé pendant plus de 15 ans notamment grâce à ses influences classiques. Connu pour son Street art mais venant du graffiti, il nous donne son avis sur ces deux mouvements entre lesquels il peut y avoir des frictions.

“Mon outil de prédilection est la bombe aérosol. J’ai développé mon style avec la manière dont j’aime utiliser la peinture en spray.”

“Ce n’est pas arrivé en une nuit. J’ai commencé comme tout débutant en m’inspirant du travail d’autres artistes. Puis ensuite on le fait à sa manière.”

“Néanmoins mon inspiration ne vient pas toujours du travail des autres. Elle provient aussi de mon quotidien. Je peux marcher dans la rue et voir une belle texture sur un mur et m’en inspirer. J’ai toujours un appareil photo sur moi et je prends beaucoup de clichés”

“Ce qui m’attirait c’était la rue, son côté brut et l’énergie qui s’en dégageait.”

“Le street artistes doivent s’exprimer selon les règles du graffiti. Il y a beaucoup des règles non dites aussi. C’est étrangement très structuré même si c’est une forme d’expression très libre.”

“J’ai beaucoup de chance de pouvoir dire que je suis un artiste et de pouvoir vivre de mon art.”


James Reka explains the origins of his style that he developed for over 15 years particularly thanks to its classical influences. Known for his Street art but coming from the graffiti world, he gives us his opinion on these two movements between which there can be friction.

“My favourite tool is the spray can. I’ve developed my style around the way I like to use spray paint.”

“It didn’t happen overnight, I started somewhere. Often when you begin, you take a lot of inspiration from other artists and you make you’re making it to your own.”

“However some of the inspiration I get is not looking at other people’s artwork. It’s my day to day life. I walk down the street and see a beautiful texture on a wall and I get inspiration from that. I always take my camera everywhere and I take photos of everything.”

“What attracted me was the streets, the rawness and the energy.”

“Street artists need to play by graffiti rules. There are a lot of unspoken rules as well. And there’s a lot of structure even though there is such a free expression.”

“I’m very lucky to be able to say that I’m an artist and I can survive of my artwork.”

James Reka ou RekaOne, est un street artiste australien. Issu d’une famille de créatifs, il est très vite attiré par le graffiti qu’il découvre en prenant le train chaque jour pour se rendre à l’école. Il explique la naissance de sa passion, notamment animée par son goût du risque, et son évolution vers la quête d’un style unique.

“J’ai grandi près d’une voie ferrée. Je prenais le train tous les jours pour aller à l’école et sur les voies je voyais passer toutes ces couleurs en mouvement.”

“J’aimais l’idée que ces types sortaient la nuit pour faire des oeuvres illégalement. Ils risquaient tout pour leur passion, pour être créatifs.”

“Même si j’avais un très bon professeur d’art, les autres enseignants me faisaient comprendre qu’il était difficile de vivre de son art.”

“Quand j’ai débuté le street art, je n’avais pas l’intention d’exposer dans des galeries. Je faisais tout gratuitement, dans la rue, par passion, par goût du risque. Je fuyais la police…”

“Le monde du graffiti m’a appris qu’il était important de développer son propre style. Que c’était plus important que le contenu.”


James Reka a.k.a. RekaOne, is an Australian street artist. Coming from a creative family, he’s quickly attracted by graffiti that he discovered by taking the train each day to get to school. He explains the birth of his passion, especially driven by his taste for risk, and its evolution to the quest for a unique style.

“I grew up near a train line. It was my first exposure to graffiti. I would catch the train everyday to go to school and on the train lines I would see all those colours and movement.”

“I liked the idea that these guys were going out at night doing illegal work basically. They were risking everything for their passion, to be creative.”

“Even though I had a very good art teacher, the other teachers tried to make me realise that it wasn’t that it is very difficult to make money out of your art.”

“Originally when I started, I had no intentions of being a gallery artist. I was doing everything for free, on the streets, for the passion, for the risk. Running from the police…”

“One of the elements that I’ve learnt from the graffiti world is that it is important to pursue style as the most important think over content.”